En Géorgie, les étoiles jouent aussi du cello…

Lizi 2-1
Lizi Ramishvili

En Géorgie, les étoiles jouent aussi du cello ! Un titre quelque peu mystérieux pour vous présenter un jeune talent géorgien de 21 ans, Lizi Ramishvili, violoncelliste.

La terre géorgienne est aussi fertile en musiciens de talent que généreuse avec ses habitants.

Bien sûr, vous connaissez déjà Lisa, Khatia, Anita…  Lisa Batiashvili, Khatia Buniatishvili, Anita Rachvelisvili. Toutes musiciennes de renommée mondiale, toutes issues des conservatoires de Tbilissi en Géorgie. Tout comme la jeune Lizi, élève pendant 10 ans du Professeur Tamara Gabarashvili à l’Ecole centrale de musique Paliashvili de Tbilissi avant d’intégrer la formation Pre-College de la Kronberg Academy puis la Haute école de musique Genève-Neuchâtel.

Premiers pas au Carnegie Hall en 2016

Invitée par le compositeur George Oakley, la toute jeune Lizi a fait ses premiers pas au Carnegie Hall en 2016. La préparation ? “C’était bien entendu très difficile”. Le Carnegie Hall, imaginez-vous ce que cela représente pour un jeune musicien ? Et pourtant, ce n’était là que le début d’une longue série de concerts au sein de festivals internationaux de renom : le Festival International Rostropovitch et le festival d’hiver en Russie, le Kronberg Academy Festival en Allemagne, les Peregrinos Musicians en Espagne…

Lizi Ramishvili 4

 

En 2016 également, notre poussière d’étoile a accompagné la pianiste Khatia Buniatishvili à l’issue d’un récital au Dortmund Konzerthaus. Une jolie leçon de transmission. A la pianiste, le rôle du mentor avec l’élégance et la bienveillance des plus grands : “Elle aide vraiment les jeunes musiciens !”. A Lizi, l’impulsion des défis qui font progresser d’un seul coup. Car elle étudie encore et pour longtemps. En ce moment, à Madrid tout en continuant à apprivoiser la scène musicale internationale.

Lizi interprète les “Georgian Miniatures”, sur Arte Concert

Géorgie toujours. Chez Sulkan Tsintsdze, compositeur contemporain géorgien (1925-1992), lui-même violoncelliste et connu pour ses oeuvres inspirées de la musique traditionnelle géorgienne.

Les nombreux prix décernés à ce compositeur peu connu en France sont teintés de  la couleur soviétique. Et pour cause. La république soviétique socialiste de Géorgie est proclamée en 1921, quatre ans avant la naissance notre compositeur. Elle est dissoute en 1991 et Sulkan Tsintsdze meurt en 1992.

Ne pas oublier l’enfermement de la Géorgie à cette période, c’est aussi comprendre un peu mieux la multiplicité des talents géorgiens en musique classique : quand le soir, un enfant travaille et travaille encore à des choses difficiles, sans autre évasion possible que la découverte gourmande des chefs d’oeuvre du passé, un matin, le ciel de son pays se remplit d’étoiles.

Chez Gang Flow, nous aimons vous convier à la curiosité. Ici donc une balade musicale, au son d’un compositeur géorgien interprété par une jeune violoncelliste de talent. L’extrait est disponible sur Arte Concert.