Come Sorrow : Cette musique a de l’âme

Come Sorrow, disponible le 29 mars 2019, c’est l’intime et le sensible interprétés par des artistes promis aux plus belles aventures.

Ecoutez ce disque et découvrez le raffinement et la sensibilité de la musique de chambre élisabéthaine, un répertoire trop souvent méconnu.

« Proposer un répertoire vierge de multiples enregistrements est un travail fascinant. »

Près de votre oreille est un ensemble créé par Robin Pharo, jeune violiste habité par la musique et le chant.

Robin Pharo. @Rita Cuggia
Robin Pharo. @Rita Cuggia

Avec Anais Bertrand (Mezzo soprano), Nicolas Brooymans (Basse), Thibaut Roussel (Luth renaissance), Robin invite, dans Some Sorrow, à la découverte de la musique de chambre élisabéthaine et de quatre de ses grands maîtres: Robert Jones, John Dowland, Tobias Hume, Alfonso Ferrabosco II. La voix, douce et pénétrante, y accompagne la viole et le luth. Une invitation à la rêverie et à l’apaisement.

Les Songs de Come Sorrow sont celles de quatre des plus grands maîtres de la musique de chambre élisabéthaine. Toutefois, si John Dowland et Tobias Hume sont restés célèbres, Robert Jones est un compositeur et luthiste anglais aujourd’hui oublié alors qu’il fût le premier compositeur anglais à imprimer des oeuvres pour viole de gambe en tablature. Les compositions qu’il a laissées sont d’une richesse étonnante et égale au magnifique Flow my teares du plus connu John Dowland.

Come Sorrow est une aventure musicale, longue de trois ans. Elle est aussi amicale, comme souvent dans le monde de la musique. Robin rencontre, en effet, le violiste Jonathan Dunford en 2016. D’une visite, pourtant brève, notre violiste emporte sous le bras un recueil de 21 songs composées par Robert Jones. La dernière pièce du recueil, Come Sorrow, est à savourer. Fascinante découverte. Pour le musicien. Pour celui qui écoute aussi.

« La douceur ténébreuse et le raffinement de cette musique me touchent profondément »

Robin Pharo est fasciné par le chant et la chanson depuis son plus jeune âge. Il revendique aussi son statut d’interprète de la musique ancienne, plutôt que de musicologue ou de chercheur de partitions oubliées et perdues. Porté, toutefois, par la curiosité et son instinct d’artiste en recherche permanente d’une esthétique, il fouille la musique, sa littérature et ses partitions.

Artiste à la sensibilité fine et délicate, il se dit touché (le mot est faible) par la musique de chambre élisabéthaine, cette «musique de l’émotion » où tristesse, larmes et travail intérieur sont essentiels. «Il est vrai que la musique élisabéthaine est souvent bouleversante lorsqu’elle traite de la mélancolie ». Et Robin de préciser que cette musique n’est pas uniquement mélancolie. « Elle est raffinée également, comme la musique française de l’époque de Louis XIV. Tout y est : détail, couleur, surabondance . Sans oublier l’humour, ses textes grivois et misogynes. » Tristesse, mélancolie, joie, humour à l’ère élisabéthaine …. l’humanité dans sa permanence et son universalité.

Ecoutez donc Come Sorrow ! Il y a de l’âme dans cette musique.



Robin, Anais, Nicolas et Thibaut seront en concert le 1er avril 2019 à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet à 20H. Au programme, Come Sorrow.


Come Sorrow Athénée