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Come Sorrow au Théâtre de l’Athénée Jouvet : Et puis c’est beau…

Come Sorrow Athénée Jouvet

Come Sorrow, Athénée Jouvet. 1er avril 2019. Crédit photo : Victor Toussaint

Come Sorrow, un disque Paraty magnifique à écouter absolument.

Les artistes de l’Ensemble Près de Votre Oreille ont donné le concert de lancement de leur disque le 1er avril 2019 au Théâtre de l’Athénée Jouvet à Paris.

Beauté de ce disque, de ce concert, de cette musique…

Théâtre de l’Athénée Jouvet. 1er avril 2019. Crédit photo : Victor Toussaint

Ecoutez juste comme cette musique est magnifique

« Et à la fin ils avaient compris que la musique n’a besoin de rien signifier sinon elle-même. Pas besoin que ça soit Superman, je leur ai dit, ça pourrait aussi bien être Don Quichotte, mais ça n’a pas d’importance. Ecoutez juste comme cette musique est magnifique ! »

Vous avez peut-être reconnu le ton, l’allure même.. et l’esprit. Léonard Bernstein parle ici de musique à des gosses, comme il les appelle. Il raconte l’épisode à une journaliste Jonathan Cott et l’on sent bien que derrière l’anecdote, il y a toute une vie de facéties, de convictions clamées et incarnées, bref d’AMOUR inconditionnel pour la musique. 

Come Sorrow et son concert au Théâtre de l’Athénée Jouvet le 1er avril 2019

Alors, si je rapporte à votre souvenir cette phrase de Léonard Bernstein « Ecoutez juste comme cette musique est magnifique », c’est pour évoquer Come Sorrow dans les deux aspects de sa toute jeune vie. Come Sorrow, le disque paru chez Paraty dont nous avons déjà parlé sur Gang Flow et Come Sorrow le concert de lancement du disque qui a été donné le 1er avril 2019 au théâtre de l’Athénée Jouvet à Paris. 

Nous sommes donc le 1er avril dans cet écrin parisien qu’est l’Athénée Jouvet et Robin Pharo, violiste de l’Ensemble Près de votre oreille, prend la parole pour donner au public la raison de son enthousiasme pour les luth songs de l’époque Elisabéthaine. 

Un répertoire particulièrement intéressant pour l’histoire de la musique. Toutefois, ce qui nous a séduit c’est cette phrase de Robin sortie du coeur : « Et puis c’est beau ! ». En le disant, Robin avait le sourire naturel et la désinvolture tout à fait charmante de ceux qui savent séduire une salle sans embarquer avec eux l’académie et ses musicologues. 

Ecouter la musique en disque ou en concert ?

Car voyez-vous, le disque c’est la possibilité de la découverte offerte à tous. Umberto Eco a écrit en 1965, non sans humour évidemment, que le disque ou la radio c’est « la possibilité de s’aimer sur « un fond sonore «  de quatuor à cordes qui n’est plus un privilège réservé aux monarques licencieux ». C’est tout à fait cela. En écoutant ce magnifique disque Come Sorrow, nous connaissons le privilège d’écouter une musique d’un autre âge et injustement oubliée. Nous sommes alors « comme dans une bulle », me disait une jeune spectatrice à la fin du concert. Ce moment là est beau, mais il est solitaire. 

Le concert, par comparaison, est un possible moment de communion entre les musiciens et le public. Et ce concert du 1er avril 2019 était comme un bijou. Robin, Anais, Nicolas et Thibaut se sont adressés directement au coeur de leur public. Si bien que s’il fallait que je vous donne mes « impressions sincères et loyalement ressenties »,  je cite là Debussy, je vous dirais que par-delà la technique (évidente), ces artistes là savent susciter l’enchantement musical. Et peu importe que vous ne sachiez pas grand chose de cette musique de l’ère élisabéthaine. Ecoutez juste comme cette musique est magnifique !

Théâtre de l’Athénée Jouvet. 1er avril 2019. Crédit photo : Victor Toussaint
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