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« Offenbach en fête » : les vertus d’une ambition de l’excellence

Offenbach en fête

Académie du Palais Royal et Jean-Pierre Sarcos. Crédit photo : Mylène Natour

Quand des musiciens professionnels encadrent étudiants et amateurs, cela donne ça ! Quoi donc ? De la joie, de l’enthousiasme et un spectacle de très haute qualité avec cet « Offenbach en fête » offert par les musiciens et choristes de l’Académie du Palais Royal.

Nous étions au Cirque d’Hiver à Paris, le 28 mai 2019, pour assister à ce concert. Mené avec joie et allégresse, il démontre les vertus d’une ambition de l’excellence.

Académie du Palais Royal et Jean-Philippe Sarcos. Crédit photo : Mylène Natour

L’Académie du Palais Royal : une structure pédagogique au service de la découverte musicale

Chaque année, près de 300 jeunes de plus de 30 nationalités différentes s’inscrivent à l’Académie du Palais Royal dirigée par Jean-Philippe Sarcos. Ils entrent ainsi au sein d’un établissement de pédagogie entièrement dévoué à l’enseignement de la musique.

Côté étudiants, si l’objectif est de pratiquer la musique classique au sein d’un orchestre symphonique, d’un choeur symphonique ou d’un choeur de chambre, la réalité s’avère bien plus enthousiasmante encore.


Conjointement au choeur symphonique qui regroupe 250 chanteurs, l’orchestre symphonique de l’Académie du Palais Royal se compose d’une centaine d’instrumentistes de niveau 3e cycle des conservatoires ou équivalent. Les jeunes sont encadrés par une équipe passionnée de musiciens professionnels issus de l’Orchestre du Palais Royal et de l’Orchestre National de France. 

Entre exigence et plaisir, on ne sait quel mot définirait le mieux l’Académie. Depuis seize ans, l’Académie du Palais Royal propose en effet des concerts de musique classique au Cirque d’Hiver.

Nous avons assisté au spectacle du 28 mai 2019 intitulé Offenbach en fête. L’exigence était manifeste, le plaisir induit et contagieux. 

« Offenbach en fête » au Cirque d’Hiver : Contagieux

Académie du Palais Royal. Cirque d’Hiver le 28 mai 2019. Crédit photo : Mylène Natour

Un concert au Cirque d’Hiver, c’est un évènement en soi. Construit en 1852 par l’architecte Jacques Hittorff, ce lieu est un témoin de l’histoire du spectacle parisien à lui tout seul : tour à tour cirque, cinéma, scène d’opérette, scène musicale… Investi par le chef d’orchestre Jules Pasdeloup en 1861, le Cirque d’Hiver est devenu un lieu de musique classique original et populaire.

Avec son spectacle 2019 « Offenbach en fête », l’Académie du Palais Royal a joué sa plus belle carte : celle du joyeux. Au programme, des extraits des opéras d’Offenbach et de Saint-Saëns et donc de la joie, de la bonne humeur, du rire et un excellent niveau. 

Offenbach ? Je suis gai, soyez gais, il le faut, je le veux !

Si on ne peut évoquer la prestation de chaque artiste présent sur scène ce soir-là, nous gardons un souvenir amusé (et donc conquis) de celui qui nous a charmé de sa voix de ténor et de sa manière hautement décomplexée de bouger sur scène.

Le jeune Lancelot Lamotte, a été particulièrement convaincant dans son interprétation du Pâris de La Belle Hélène. Ce ténor encore en formation a su, en effet, incarner ses rôles successifs avec le brin de folie nécessaire au répertoire. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement avec un texte pareil !!!! « Il est gai, soyons gais, il le faut, il le veut ! / Je suis gai, soyez gais, il le faut, je le veux ! / Lalaïtou, la la la la… Lalaïtou, la la la la… »

Académie du Palais Royal. Cirque d’Hiver, le 28 mai 2019. (Lancelot Lamotte est au centre). Crédit photo : Mylène Natour

Coté orchestre, un violoncelliste a attiré notre regard. Prestance, élégance, sourire… Raymond Maillard est musicien professionnel retraité. Il a mené sa carrière au sein notamment de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France puis de l’Orchestre National de France en qualité de soliste. Désormais membre de la structure d’encadrement des jeunes musiciens de l’Académie, il a évoqué avec nous son travail aux côtés du chef d’orchestre Jean-Philippe Sarcos. « J’admire le travail et l’enseignement dispensé au sein de l’Académie. Mais vraiment, j’insiste, si le chef n’était pas bon, je ne serais pas là !!!! ». 

Les vertus d’une ambition de l’excellence

Il est vrai que nous n’avons pas encore évoqué le chef d’orchestre Jean-Philippe Sarcos. Sur scène, il est un phénomène. Proche de ses musiciens, de ses choristes et de son public, il réussit donc l’exercice difficile d’unifier toutes les âmes. Ambassadeur de la musique, il est habité et enthousiasmé.

Que son action pédagogique au sein de l’Académie perdure ! A marier ainsi les pratiques amateur et professionnelle de la musique, il prouve les vertus d’une ambition de l’excellence. 


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