Venise dans les années 1710-1730 avec Ophélie Gaillard

Vivaldi les couleurs de l'ombre

Venise dans les années 1710-1730, sous les notes de Vivaldi. Au son du violoncelle vénitien qui accompagne Ophélie Gaillard depuis quinze ans, le concerto pour violoncelle, sous toutes ses formes, resplendit. En un double disque à l’irrésistible beauté, intitulé I colori dell’ombra, l’artiste livre des années de dialogue intime avec Vivaldi, Venise et son instrument.

Venise. Vivaldi. Pour Ophélie Gaillard, il est question de temps et de rythme. « Il me semble que Venise se traverse comme un rêve éveillé, la lagune sait épouser nos états d’âme les plus secrets et ne se livre qu’à travers la magie du conte. Loin de toute raison, un monde à part se construit et prend vie. Le temps s’y écoule différemment au fil des saisons, le rythme musical souvent traversé de galops intrépides parfois suspend son sol. Vertige irrésistible des syncopes (violons du premier mouvement du concerto RV 405) ou mélancolie d’une rêverie presque métaphysique (la cantilène du RV 424). »

Le temps. Au printemps 2020, il a suspendu sa logique toute mécanique, pour s’étirer dans les incertitudes du lendemain. Venise, racontée et photographiée par l’écrivain Arièle Butaux, a confronté le silence. « Je vous écris d’une ville coupée du monde. Nous vivons ici dans une parfaite solitude qui n’est pas le vide. Nous prêtons chaque jour un peu moins attention à ce que nous ne pouvons plus faire car Venise, en ces jours singuliers, nous ramène à l’essentiel. »

Venise, Vivaldi : Entretien avec Ophélie Gaillard

Avec Vivaldi dans les années 1710-1730, merveilleusement interprété par Ophélie Gaillard, nous vivons Venise. Le personnage Vivaldi, les couleurs de sa musique, la profondeur du violoncelle. Une ville qui n’en finit pas de murmurer tout ce que le compositeur couche sur la partition. Ophélie Gaillard partage tout cela avec nous, dans un entretien simple et ouvert.

Avec Arièle Butaux, printemps 2020. Nous observons les canaux et les ruelles abandonnés. Les photographies d’Arilèle Butaux, prises au printemps 2020, sont pleines d’un silence que Vivaldi n’a sans doute pas expérimenté. Des images qui enjoignent à la réflexion. Qu’est-ce que le bonheur ? Peut-être quelques heures de musique. Les concertos de violoncelle du prêtre roux. Et l’on se dit que le bonheur sera toujours là où il était déjà.

Pour regarder la vidéo, cliquez ci-dessous.


Un Printemps 2020 à Venise, par Arièle Butaux

Les photographies publiées ci-dessus et dans la vidéo sont la propriété entière et exclusive d’Arièle Butaux. Aucune publication n’est autorisée sans son accord.



Extrait


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