Per l’Orchestra di Dresda, au coeur du fameux orchestre

Per l’Orchestra di Dresda.

Voici le premier volume d’une série consacrée au répertoire de l’un des plus fameux orchestre d’Europe au temps de Bach. Entre 1709 et 1760, cet ensemble fut le « point de ralliement des meilleurs musiciens européens ». Au gré des évolutions du goût et aux côtés des plus grands compositeurs de l’époque.

Les Ambassadeurs – La Grande Ecurie sont réunis et ici dirigés par Alexis Kossenko. Le disque est disponible au label Aparté.

Un effectif généreux, un répertoire flamboyant

Grandeur. Richesse. Générosité. Voici le moderne placé devant le plus bel orchestre d’Europe entre 1709 et 1760. Un orchestre « aux mille feux qui comptait à son répertoire Lully, Campra, Rebel, Haendel, Zelenka, Vivaldi, Tartini, Locatelli, Corelli, Pisendel, Telemann, Quantz, Fasch, Hasse. » Et dont le fameux Konzertmeister Pisendel allait sceller un lien indéfectible avec Vivaldi.  » (…) il y a fort à parier que le nombre d’oeuvres pensées pour Dresde dépasse de beaucoup les concertos spécifiquement dédiés à Pisendel… Après tout, nombre de concertos con molti stromenti du prêtre roux correspondent en tous points aux spécificités de l’orchestre de Dresde « , écrit Alexis Kossenko dans le passionnant livret qui accompagne le disque.

Au programme de ce premier volume, des concertos et des ouvertures de Heinichen, Zelenka, Telemann, Quantz, Pisendel et Fasch. Tout est virtuose et profond. Chatoyant et chaleureux. Tout comme l’instrumentation, riche. « L’effectif très généreux que nous donnons à entendre correspond au dispositif maximal de la Hofkapelle à son heure de gloire. » Et la puissance du son…. « Nous avons choisi d’utiliser de grands cors de chasse joués de manière naturelle, uniquement par le truchement des lèvres, et sans la technique de la main dans le pavillon qui ne sera décrite (à Dresde pourtant) pour la première fois que deux décennies plus tard. Il en découle un son à la fois noble et puissant, et une sensation décuplée d’héroïsme dans les passages virtuoses. » N’oubliant pas le contrebasson, dont la présence est justifiée par plusieurs mentions dans les partitions. L’orchestre brille. Glorieux et grand.

Un premier volume qui laisse impatient de découvrir le second !

On salue l’idée portée par Alexis Kossenko et les musiciens des Ambassadeurs et de La Grande Ecurie réunis. Il est en effet passionnant d’entendre le répertoire d’un orchestre fameux et historique, placé au coeur de l’Europe et de la musique de son temps. La qualité du premier volume nous laisse impatients de découvrir l’enregistrement suivant.

Per l’Orchestra di Dresda : Documentaire


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